IHEMI

Fil d'Ariane

L'histoire de l'IHEMI

L’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur a été créé par décret le 3 septembre 2020 et résulte d’une fusion entre le Centre des hautes études du ministère de l’Intérieur (CHEMI) et l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Retrouvez sur cette page ses racines et ses principales évolutions.

C’est en 1989 que Pierre Joxe, alors ministre de l’Intérieur, crée l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI).

La première formation de l’Institut, la session nationale « Sécurité et justice », voit le jour la même année.

2004 : Institut national des hautes études de sécurité

Avec le décret n° 2004-750 du 27 juillet 2004, l’IHESI devient l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES). Il est placé sous la tutelle du ministre de l’Intérieur.

En 2004, le même décret officialise la création de l’Observatoire de la délinquance (OND) suite à une demande du gouvernement de mettre en place « de nouveaux instruments statistiques aptes à rendre compte de l’évolution réelle de la délinquance, de l’activité des services d’enquête comme des suites données par l’institution judiciaire et permettant de passer d’une logique de constat des infractions à une logique de mesure de l’insécurité et des résultats obtenus » (extrait de la lettre de mission de Lionel Jospin, alors Premier ministre, en date du 23 juillet 2001).

2009 : Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice

Par décret du 28 octobre 2009, l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) remplace l’INHES. En y ajoutant la dimension judiciaire, l’Institut devient un établissement interministériel placé sous la tutelle du Premier ministre. Ce changement de nom s’accompagne de plusieurs évolutions :

Enfin, en 2018, la session nationale « Souveraineté nationale et cybersécurité » est créée en collaboration avec l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Lors de la transformation de l’INHESJ en 2020, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) en confiera l’entière gestion de la session à l’IHEDN.

Le 4 octobre 2019, lors d’une réunion interministérielle, il a été décidé la suppression de l'Institut en tant qu'établissement public rattaché au Premier ministre, avec une intégration de ses missions au sein de certains ministères ou institutions partenaires.

2020 : Institut des hautes études du ministère de l'Intérieur

En 2020, le ministère de l’Intérieur s’est positionné comme repreneur des missions de formations et de recherche de l’INHESJ. L'Institut fusionne avec le CHEMI et forme le nouvel Institut des hautes études du ministère de l'Intérieur (IHEMI) dès le 1er janvier 2021.

L’ONDRP, observatoire rattaché à l’INHESJ, est supprimé le 31 décembre 2020. Certaines de ses activités sont reprises par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).

La direction de l'Institut depuis 1989

Institut des hautes études de la sécurité intérieure (1989-2004)

  • Jean-Marc Erbes, inspecteur général de l'administration (1989 - 1995)
  • Jean-Michel Roulet, préfet (1995 - 1995)
  • Marcel Leclerc, préfet (1995 - 1997)
  • Philippe Melchior, inspecteur général de l'administration (1997 - 2000)
  • Jean-Claude Karsenty, inspecteur général de l'administration (2000 - 2002)
  • Jean-Marc Berlioz, inspecteur général de l'administration (2002 - 2004)

Institut national des hautes études de la sécurité (2004-2009)

  • Régis Guyot, préfet (2004 - 2006)
  • Pierre Monzani, préfet (2006 - 2009)

Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (2010-2020)

  • André-Michel Ventre, inspecteur général des services actifs de la Police nationale (2009 - 2014)
  • Cyrille Schott, préfet de région (2014 - 2016)
  • Hélène Cazaux-Charles, magistrate (2016 - 2019)
  • Valérie Maldonado, commissaire divisionnaire (2019 - 2020)

Institut des hautes études du ministère de l'Intérieur (depuis 2020)

  • Éric Freysselinard, préfet (depuis octobre 2020)